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PRÉCIPICES - La pénombre de l´agir [EP]


Obal


1. LA PÉNOMBRE DE L´AGIR

Dehors le Monde attend patiemment.
De ma fenêtre, je la vois,
La tristesse vagabonde;
Ô chagrin que nous hurle le vent.

Dans l’écho qui nous torture,
Le mensonge apaise nos tourments.
De ses mots qui rassurent
Il nous endort calmement.

Et si nous fermons les yeux,
Est-ce que tout ira pour le mieux?
Resterons-nous encore douloureux
Dans l’urgence des jours creux?

En ces heures intranquilles
Où triomphent les cœurs amers,
L’apathie se consume en lampée mortifère.

La douleur s’enracine
Et de sa main délétère
Vient et dépose sur nos corps immobiles
Son stigmate de misère.

Jour après jour,
Ce spectacle qui persiste
Se répète en nos âmes impassibles.
Qu’est-ce qui nous retient?
Ne voyons-nous pas qu’ici-bas la tragédie se
Joue au quotidien?

Dehors le Monde attend patiemment.
Par ma fenêtre je le vois,
Il se meurt doucement.

Que nous reste-t-il maintenant?
Que nous reste-t-il d'autres qu’à pâtir sous la
Pénombre de l’agir?
Que nous reste-t-il d’autres qu’à regarder le
Monde dépérir sous la pénombre de l’agir?



2. NOUS SOMMES LE VIDE, NOUS SOMMES LES RUINES

Je suis le vide et le néant;
Le murmure éphémère
Qui s'envole et se perd dans le vent.

Je suis le songe;
La pensée passagère
Qui s’égare silencieusement.

Je ne suis qu’une ombre,
Qu’un Homme parmi les décombres;
L’atome solitaire,
Le point bleu suspendu dans la lumière.

Je suis le vide. Je suis les ruines.

Je suis le paradigme incompréhensible;
L’inconnu et l’impossible,
L’absolu et tous les possibles.

J’arrive à tout construire, mais m’entête à tout détruire.
Je suis hanté par la volonté de tout anéantir.

Nous sommes le vide. Nous sommes les ruines.

Je suis tout ce que personne n’osera jamais faire,
Tout ce qui n'aurait jamais dû être.
Je suis tout ce que nous n’avons jamais pu,
Tout ce que nous n’aurons jamais su.

Je suis tout ce que personne n’osera jamais faire,
Tout ce qui n'aurait jamais dû naitre.
Je suis tout ce que nous n’avons jamais pu,
Tout ce que nous n’aurons jamais su.

Je suis le malheur des uns et le bonheur des autres.
Je suis la douleur qui vous enserre le cœur.
Je suis ce qui vous cause tant de heurt,
Ce par quoi le monde se meurt.

Seuls et sans excuses,
coupables et sans scrupules;
La vérité peut parfois être dur à avaler.

Ne cherchons pas plus loin,
Personne n’est coupable, autre que nous.
Ne regardons pas plus loin, en spectacle s’offre à nous
L’horreur qui nous appartient.



3. CIEL MEURTRI

Au loin, dans l’aurore embrasée,
Se lève un soleil meurtrier.
Sur l’azur abîmé se désolent
Les promesses d’avenir.
Et s’arrache à la nuit, l’espoir trahi
Ne saurait être aussi noir que le charbon
Qui consume nos cœurs déjà meurtris.

Sous ce dôme fatigué,
La ville sommeille encore.
Trop peu trop tard,
L’horizon enflammé scelle notre sort :
Le réveil ou la mort!

Qu’avons-nous fait?
Nous n’avons rien compris.
Pensons-nous avoir ailleurs où aller?

Rien ne sert de mentir.
Rien ne sert de fuir.
N’avons-nous pas compris?
Nous n’avons nulle part d’autre où aller.

Car là où se cultive l’indifférence,
se récolte l’ignorance.
Et là où croît l’arrogance,
croît aussi le péril.

Qu’avons-nous fait?
Nous n’avons rien compris.
Pensons-nous avoir ailleurs où aller?

Rien ne sert de mentir.
Rien ne sert de fuir.
N’avons-nous pas compris?
Nous n’avons nulle part d’autre où aller.



4. LE VENT M´A PRIS

Ce soir, perché sur le toit du monde, il fait froid.
Mon regard sur l’abîme, je n’ose pas redescendre.
Comment avons-nous pu en arriver jusque-là?
Comment pouvons-nous encore espérer quoi que ce soit?

Perdu dans mes pensées, je ne cherche plus à comprendre.
Glacé par l’ennui, j’attends que le sommeil vienne me chercher, enfin.
Je panse mes plaies et, vraiment, je n’attends plus rien pour demain.

Épuisé, je rêve de récifs dorés où les vagues viennent se briser en Silence.
Ma carcasse alourdie s’abandonne à cette danse.
Bercée par l’ivresse, mon âme moribonde abdique et succombe.
Le sol se dérobe sous mes pieds et, dans un bruit immense,
J’entrevois le monde qui s’effondre.

Mes mains tremblent.
Mon cœur flanche.
L’abysse m’appelle dans la distance.
Je m’égare.
Ô brouillard,
Mon esprit alangui se laisse emporter
Là où le vent voudra bien l’amener.

La nuit m’enveloppe, chercherai-je à revenir?
Bientôt, ma demeure ne sera plus qu’un pâle souvenir,
car le vent m’a pris pour m’amener loin d’ici.

Le vent m’a pris pour m’amener loin d’ici.
S’il-vous-plait, sortez-moi d’ici.
Quelqu’un, par pitié, amenez-moi loin d’ici.
Quelqu’un, par pitié, sortez-moi d’ici.



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